Ich widme dieses Arbeitsmaterial Attolini Zoré, Dallari Gea, Attolini Anna Lisa, Giovanna Sanna und Realino Lupi. Nicht zu vergessen meine geliebten Katzen, Abdhul, Amos und Zoe. Dieses Arbeitsmaterial wurde von einer Person zusammengestellt, die kein Französisch spricht, es aber lesen kann. Das Erlernen der französischen Sprache erfolgte in der Sekundarstufe I und II über einen Zeitraum von fünf Jahren, dann an der Universität und in späteren Jahren im Selbststudium. Bitte verzeihen Sie Fehler, die zweifelsohne auftreten werden. Die Absicht war und ist gut ...
[Les textes, qu'ils soient classés comme proto-Maigret ou comme appartenant à la série sur Maigret, sont insérés par ordre chronologiques de publication (édition originale, tirage courent) et non par date de rédaction. La période de publications considérée va de 1930 à 1972. Nota bene : le résumé de l'intrigue c’est donné pour tous les romans, n'est pas donné pour toutes les nouvelles].
1930
[Couverture beige avec un illustration en noir de Jan Starace] [18,5x26,5 cm]
Remarque(s), 1 : Le commissaire Maigret apparaît pour la première fois (on s’agit d’une simple ébauche du personnage) dans quatre romans populaires que l'auteur signe sous les pseudonymes de Georges Sim ou Christian Brulls. S'ils ne figurent pas dans le cycle officiel des « Maigret », c'est parce que Simenon a établi, notamment en 1975, une époque où il occultait toute œuvre antérieure à 1931, une distinction entre son œuvre illégitime (les ouvrages publiés sous des pseudonymes) et son œuvre reconnue (les ouvrages publiés sous son patronyme). Les quatre enquêtes "non reconnues" de Simenon, qui seront classées ici sous le nom de « investigations d'un proto-Maigret », sont le suivant (l'ordre de rédaction est considéré comme probable) :
1.
Train de nuit ;
2.
La Figurante [titre porté par le manuscrit, puis repris pour la réédition du texte : La
jeune fille aux perles] (v. infra) ;
3.
La Maison de
l'inquiétude (v. infra) ;
4.
La Femme rousse (v. infra).
Remarque(s), 2 : comme
indiqué ci-dessus, ces quatre titres n'entrent pas en considération dans le
décompte des 103 titres (75 romans, 28 nouvelles) qui composent le
« Maigret » reconnue par Simenon, c’est-à-dire le cycle officiel des
« Maigret ».
Pseudonyme : Christian Brulls.
Rédaction : A bord de
l'Ostrogoth [le cotre fécampois propriété de Simenon], lieu non connu, à la fin
de l'été 1929 [septembre ?].
En feuilleton (préoriginale) : aucune.
Edition originale (tirage courant) : Paris, Arthème Fayard & Cie,
1930, pp. 61 ; achevé d’imprimer : septembre 1930.
1,25 Fr. Collection « Les maîtres du roman
populaire », n° 392.
Géographie des actions : Yport (Seine Maritime). Marseille (Bouches-du-Rhône). Toulon (Var).
Climatologie : hiver, puis début du printemps.
Temps d’exécution : le temps s'étend à l’époque contemporaine (l'écriture du roman se réfère
aux années Vingt/Trente). L’enquête se déroule d’abord entre Noël et le premier
de l’An, puis au début de mars.
Cadre des
personnages :
1.
José Bellami, homme d'affaires (gros importateur) marseillais ;
2.
Jean Monnet (vingt ans), fils aîné d’un pêcheur d’Yport, militaire
en service (puis déserteur, puis militaire en service) comme matelot à
bord du cuirassé « Bretagne », amant de Rita ;
3.
Rita (vingt-trois ans), complice de l'homme surnommé le Balafré, amant
de Jean Monnet ;
4.
Le Balafré, l'homme qui a tué José Bellami ;
5.
Mme Henriette Monnet (environ trente-huit ans), neuf enfant, mère
de Jean Monnet ;
6.
Marthe (dix-neuf ans), voisine à Yport des Monnet,
tacitement fiancée à Jean Monnet ;
7.
Le père Déveine (la soixantaine), ancien bagnard ed ancien indicateur de
Maigret, amant de la mère du Balafré et de Rita (donc
père de Rita, aussi que le Balafré est demi-frère de Rita) ;
8.
Torrance, inspecteur de la brigade mobile de Marseille ;
9.
Maigret, commissaire, attaché à la brigade mobile de Marseille.
Résumé de l’intrigue : Jean Monnet effectue son service militaire à bord du cuirassé « Bretagne ».
À la suite d'une permission qu'il a passée pour Noël dans sa famille, à Yport,
il prend le rapide Paris-Marseille pour regagner sa
base de Toulon et dans le train, il est abordé par une belle inconnue, qui le
priait de déposer à Marseille, 17, rue Saint-Hippolyte, un portefeuille ;
en tant que soldat, Jean Monnet n'aura pas de mal à sortir de la gare en
évitant la fouille, alors que les voyageurs ordinaires sont passés au peigne
fin.
En arrivant à Marseille, dans un hiver où il y a une « neige qui
tient », Jean Monnet apprend qu’un homme a été assassiné dans le train
« de trois coups de couteau » et son corps « lancé sur le
ballast » : il s'agit de José Bellami, un homme d'affaires
marseillais, qui a été dépouillé de son portefeuille « en cuir de Russie
teinté en vert sombre » contenant un million de francs [1929] « provenant
d’un payement », mais cela n'empêche pas le jeune soldat de se rendre 17, rue
Saint-Hippolyte, où l'attend la belle inconnue avec « les lèvres pourpres,
les yeux clairs, joyeux », une « femme qui avait par moments des
gestes de grand dame, et qui d’autres, s’imprégnait de quelque chose de
vulgaire, presque de canaille », une femme qui lui demande : « tu
veux rester ici ? », une très beau femme dont il devient l'amant. La
jeune femme s'appelle Rita et elle lui apprend qu'elle appartient depuis son
adolescence au Milieu marseillais et qu'elle est la complice de l'homme qui a
tué José Bellami (et cet homme, un « colosse » qu’il mesure « un
mètre quatre-vingt-quatre ou quatre-vingt-cinq » avec « des épaules d’une
largeur per commun, des traits dur, comme taillés à même la pierre », un «
homme énorme avec une balafre en travers du visage », un « énorme balafre »
qui va « de l’oreille au coin des lèvres », un homme surnommé « le
Balafré » qui est un caïd local et célèbre et, on verra, qui est
aussi demi-frère de Rita). Jean Monnet éprouve pour Rita une telle fascination
physique qu'il renonce à rejoindre son unité de Toulon et devient déserteur,
mais la police retrouve cependant rapidement sa trace et pour sauver Jean, Rita
non seulement refuse de suivre le Balafré qui veut fuir la cité phocéenne (Marseille)
avec elle (qui est « sa chose ») pour échapper aux recherches policières,
mais elle le lui dénonce à la police.
Le Balafré parvient à échapper aux recherches de la Brigade mobile de
Marseille et se lance à la poursuite de Rita et de Jean, qu'il veut tuer pour
se venger et la traque des amants se termine dans une souricière de la police
marseillaise, sous les yeux du commissaire Maigret, de nuit, sur les toits de l’« Hôtel
Splendide » (un établissement de troisième ordre, ou Jean et Rita sont
hébergé) : le Balafré blesse grièvement Jean Monnet (son « bras était
cassé, un pied tordu », surtout « il avait une plaie profonde à la base
du crane »), avant d'être abattu à bout portant (« elle avait
approché l’arme de la tempe du Balafré ») par Rita, elle-même blessée au
bras droit. La mère de Jean Monnet, Mme Henriette Monnet, et sa
fiancée, Marthe, apprennent le déroulement de évènements de Jean par les
journaux et elles se rendent immédiatement à Marseille, par hasard dans l’« Hôtel
Splendide », tant qu’elles assisteront terrorisées en parte au drame qui a
lieu sur les toits de l’Hôtel ; ensuite, elles se rendent au
l’ « Hôpital de Marseille », au chevet de Jean, où elles
s'affrontent à Rita.
Maigret demande à Rita de renoncer à son amour pour Jean et de quitter
Marseille, faute de quoi il sera obligé de l'arrêter pour le meurtre du Balafré
et sa complicité dans celui de José Bellami sur le rapide Paris-Marseille. Rita refuse et il faudra l'intervention du père Déveine, un ancien indicateur occasionnel de la
police, pour que la jeune femme change d'avis. En effet, par un jeu de
circonstances assez extraordinaires, cet homme de soixante ans est un ancien
marin, qui non seulement a fait du bagne pour avoir tué jadis, lors d'une rixe,
le père de Marthe (la fiancée de Jean Monnet), mais en plus, se révèle être
l'amant de la mère du Le Balafré qui a été, plus tard, la mère de Rita. Grâce à
l'appui de Maigret, Rita quitte Marseille en compagnie de son père et Jean
Monnet est réintègre sans mal en mars, lorsque le « printemps était venu
brusquement », dans son unité de Toulon et, à la fin du service militaire,
s’épousera à Marthe.
Remarque(s), 3 : Train de
nuit est le premier des proto-Maigret et il ne figure pas dans le cycle
officiel des « Maigret » (v. supra). Lorsque ce roman arrive en
librairie, le public a toutefois déjà fait la connaissance du Maigret dans La
maison de l'inquiétude, le troisième prototype dans l'ordre de rédaction
(supposé) et le seul à avoir fait l'objet d'une publication préoriginale (in «
L'Œuvre », en feuilleton à partir du 1er mars 1930, v. infra).
Mais c’est dans ce roman (Train de nuit) que le commissaire Maigret,
c'est-à-dire lorsque le nom Maigret est associé à un commissaire de police,
fait son apparition pour la première fois : au chapitre 6 de la 1ère
partie avec la seule mention de son nom dans un article de journal qui relate
le crime du rapide Paris-Marseille (dans le chapitre a titre Le Balafré);
au chapitre 6 de la 3ème partie avec une très brève description qui
fait allusion à sa taille, « une large silhouette » qui Marthe a reconnu, et à
son caractère qui est reconnu par Rita : «Celui-là était Maigret, un homme
calme, au parler rude, aux manières volontiers brutales » (dans le chapitre a
titre Le corridor de l’attente); encore, il a déjà sous ses ordres
l'inspecteur Torrence, mais il n’a pas de pipe et n'appartient pas à la Police
Judiciaire (ou P.J.) de Paris, mais à la brigade mobile de Marseille. Pour sa
première apparition Maigret ne joue pas les premiers rôles, pourquoi, dans ce
récit, c'est l'inspecteurs Torrence qui mène l'enquête et manifeste le plus de
flair. Maigret, par sa part, n'intervient véritablement (en chair et en os)
qu'à la fin du récit, in extremis, déjà muni de son étonnant capacité
d'empathie, se montrant à la fois magnanime et paternel, pour arranger
l'affaire en allant au-delà de la stricte légalité (c’est raccommodeur de
destinées de Rita, qui quitte Marseille avec père Déveine, et de Jean Monnet
qui est réintégré sans mal à son unité et il se fiance à Marthe). C'est-à-dire,
lorsqu'il émerge de nulle part dans Train de nuit, que le commissaire n'apparaît que furtivement et
« Maigret » reste, dans l'ensemble, encore très vague
dans ses contours.
Remarque(s), 4 : veuillez noter que l'inspecteur Torrence accompagne Maigret aussi in La
femme rousse et La maison de l’inquiétude (deux proto-Maigret, v. supra) ;
on trouvera Torrence aux côtés de Maigret aussi dans quarante-trois romans et
trois novelles signés de son véritable nom par Simenon (bien qu’il soit tué par
Pepito Moretto dès Pietr-le-Letton ; v. aussi Les Mémoires de
Maigret, 1950, supra).
Remarque(s), 5 : L'intrigue de Train de nuit, un roman sentimental avant tout, qui revêt aussi une allure policière, offre de tels points communs avec celle du Bonheur de Lili (un roman publié sous le pseudonyme de Georges-Martin-Georges ; Paris, J. Ferenczi & Fils, 1930), qu'on ne pas parler de variante, mais d'une véritable reprise d'une œuvre à l'autre (ou de mémoire intertextuelle).
Fiches récapitulatives :
|
Traits distinctif |
Caractéristique générale |
|
Victime |
José Bellami |
|
Suspecte |
Jean Monnet |
|
Methode de morte |
Coup de poignard |
|
Lieu |
À bord du rapide Paris-Marseille |
|
Mobile |
Crime crapuleux |
|
Coupable |
Le Balafré |
|
Traits distinctif |
Caractéristique générale |
|
Géographie des actions |
Yport (Seine Maritime). Marseille (Bouches-du-Rhône). Toulon (Var) |
|
Climatologie |
Hiver, puis début du printemps |
|
Temps d’exécution |
L’enquête se déroule d’abord entre Noël et le premier de l’An, puis au
début de mars |
Sources d'information :
1.
C. Menguy et P. Deligny, De George Sim à Simenon. Bibliographie,
Paris, Omnibus, 2004, p. 268.
2.
M. Lemoine, L’autre univers de Simenon. Guide complet des romans
populaires publiés sous pseudonymes, Liège, Éditions du C.L.P.C.F., 1991,
pp. 347-349.
3.
C. Menguy et P. Deligny, « Les vrais débuts du commissaire Maigret », in Traces,
n° 1, 1989, Centre d’Études Georges Simenon, Université de Liège, pp. 27-43.
4.
https://www.trussel.com/maig/menguyf.htm.
5. J. Forest, Les archives Maigret. Répertoire analytique complet de ses
cent sept enquêtes, Montréal, Les Presses de l’Université de Montréal,
1994, pp. 19-20.
6.
F. Lacassin, Métamorphoses de Maigret. De Christian Brulls à Simenon,
dans Simenon avant Simenon. Maigret entre en scène : Train de nuit, La jeune
fille aux perles, La femme rousse, La maison de l’inquiétude, L’homme à la
cigarette. Edition établie par Francis Lacassin, Paris, Omnibus, 1999, pp.
632-637.
7.
M. Wenger et S. Trussel, Maigret’s World. A Reader’s Companion to
Simenon’s Famous Detective, Jefferson (North Carolina), McFarland &
Company, Inc., 2017, p. 203.
8. M. Wenger, La saga de Maigret. Le commissaire bougon devenu raccommodeur de destinées, Amiens, AARP & Encrage Éditions, 2020, p. 137.
9.
http://www.trussel.com/maig/momtra.htm#French
10.
http://www.simenon-simenon.com/2017/05/simenon-simenon-quand-maigret-sembarque.html.

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